James White - Film (2016)
James White - Film (2016)

Film de Josh Mond Drame 1 h 25 min 13 novembre 2015

James White a une vingtaine d'années et se trouve en difficulté, ayant du mal à rester à flot dans un New York frénétique. Comme il se retire plus loin dans un mode de vie hédoniste, sa mère est confrontée à une grave maladie et une série de revers obligent James à assumer davantage de responsabilités. Avec cette augmentation de la pression, James doit trouver de nouvelles forces ou risque d'imploser complètement.

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James White torrent


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Bande annonce:


Tout le monde sait que cette douleur passera, Fort et sage, tu le découvriras, S’il est trop tard pour empêcher ton monde de mourrir, Un jour tu trouveras la force et le courage de te reconstruire.

Il est tout d'abord utile de préciser qu'il faut être de bonne humeur pour voir film afin d'éviter de sombrer dans une tristesse profonde. En effet, James White a perdu son père et le deuil régit ses pensées et sa vie. D'une veillée nocturne morbide où l'on diffuse une vidéo malvenue en passant par une soirée où James se noie dans l'alcool et la drogue, le film pose les bases d'un récit intimiste et pessimiste. D'une part, le cadrage fixe sur les visages imprime la volonté du réalisateur de proposer une oeuvre aussi réaliste que sans espoir. On se retrouve dans le même type de cadrage que l'oppressant Le Fils de Saul avec cet abandon quasi-systématique des personnages autres que le héros. Ceci traduit une volonté du réalisateur de proposer un film sur le deuil et l’abandon en évitant le larmoyant de bas-étage.

En effet, Josh Mond ancre son récit dans un cadre très noir puisque James White est un jeune homme totalement perdu. Sans travail ni but dans la vie, il squatte le canapé de sa mère en écumant les soirées jusque tard dans la nuit. Pourtant, il a un coeur que l’on devine énorme tant il prend soin de sa mère atteinte d’un cancer grave. James décide alors de faire un break pour se recentrer et revenir avec la ferme intention de se construire une vie. Malheureusement pour lui, sa mère souffre de plus en plus et il se voit contraint de rester à son chevet en permanence pour l’aider.

En jouant sur ce cadrage réducteur (en terme de champs de vision j’entend), Josh Mond souligne la solitude dans laquelle se trouve une personne face à un deuil passé (le père) et un deuil naissant (sa mère). Non seulement ces deuils annoncent une perte de repères assurée mais aussi une douleur aussi invisible que dévastatrice. Ainsi en se focalisant sur le visage de James, le réalisateur montre ce que l’on peut voir dans le regard des autres : l’abandon, la détresse et la peur. Chacune de ses réactions donne lieu à des situations tétanisantes de véracité comme ce passage où la mère de James se perd à cause de sa mémoire évanescente ou encore la scène de la chambre d’hôtel où James craque et laisse entrevoir sa peur. Le film évoque aussi le sacrifice au travers de cette situation où James abandonne sa vie pour assister sa mère jusqu'au dernier moment qui culmine dans une scène bouleversante. En mettant sa vie entre parenthèse, il fait preuve d'un courage grandiose tant la difficulté et le poids de cette responsabilité le ronge. Pourtant il ne lâche rien et se bat comme le montre cette nuit blanche avec sa mère où, pendant un cours instant, il parvient oublier la douleur pour se projeter dans un futur hypothétique.

Si le deuil est un thème difficile à aborder, nul doute que l’on tient un film qui le fait avec un pessimisme et un savoir-faire remarquable. En jouant sur un aspect particulièrement difficile à mettre en exergue au cinéma, Josh Mond tient ici un film singulier qui assurément touchera le public.